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mercredi, 17 août 2005

Promenade dans le quartier Léon Blum - Folie Régnault - 5ème partie

medium_alainfournier1905.jpgRegagnons de nouveau la rue Léon Frot et passons devant le collège Alain Fournier (ci-contre) qui porte le nom de l’auteur du Grand Meaulnes dont nous avons déjà parlé en passant rue de la Roquette. Une plaque, à l’intérieur, rappelle que ce collège a été fondé grâce à une donation de la veuve de Ledru Rollin (1807-1874) [1].

Après avoir traversé la rue de la Roquette prendre la rue Servan, entrer dans le jardin et le traverser pour rejoindre la rue Merlin et descendre la rue Duranti. Au numéro 5 se trouve le conservatoire Charles Munch. A cet emplacement s’élevait le Dépôt Général du Crédit Municipal appelé aussi «Chez ma tante».

Dirigeons-nous maintenant vers l’avenue de la République en passant par la rue Servan et descendons la rue Saint Hubert. Le 3 est occupé par un «restaurant café librairie», La Passerelle. Les fondateurs racontent :

medium_lapasserelle.gif«Ce lieu a d’abord été un atelier de réparation de moulins et de machines à café. Le quartier a toujours été composé de petits ateliers. Avant notre reprise il y a 2 ans, c’était un café, ou plutôt un salon de thé, il s’appelait L’asile, ouvert vers 17 heures et ne proposant que quelques tartes sucrées et salées, plus quelques boissons. En fait c’est l’ancien propriétaire qui a créé le fond que vous avez sous les yeux, l’idée des canapés, lieu fait de bric et de broc. Nous avons créé la librairie, donné une unité de ton en mettant des tissus sur les canapés, mis des vraies tables pour dîner et surtout nous avons donné une identité à ce lieu. La Passerelle donne la possibilité le mardi et le mercredi soir, à des associations de pouvoir s’exprimer à travers des documentaires, des réunions-débats, etc. Le vendredi et le samedi soir, c’est plus le côté rentable de l’affaire, mais aussi convivial d’un café, d’une librairie et sans oublier les expos qui changent toutes les trois semaines… Et surtout nous, les fous qui croyons que la vie peut être différente grâce à des rapports humains normaux, à la gentillesse, la convivialité, l’entraide.»

Avant de quitter La Passerelle et la rue Saint Hubert, il faut dire que cette partie du 11ème était dédiée au travail du métal et à la mécanique de précision par opposition à la partie sud vers le faubourg Saint Antoine qui doit sa réputation au bois et aux meubles fabriqués par ses ébénistes, nous en reparlerons plus loin. Dans cette rue se trouvait par exemple jusque dans les années 60 la Fonderie Derdinger qui, entre autre, a réalisé toute la lustrerie de bronze de la cathédrale de Lisieux.

medium_anglestmaurcheminvert.gifPrenons à présent la rue Saint Maur sur la gauche. C’était la rue qui menait de l’abbaye de Saint Maur des Fossés (94 Val de marne) à celle de Saint Denis (93 Seine St Denis). Aujourd’hui ce chemin suit dans Paris successivement et d’est en nord : rue de Picpus, rue des Boulets, rue Léon Frot, rue St Maur, rue Juliette Dodu, etc. Le 75 de la rue Saint Maur a été occupé par l’Atelier corporatif d’armes qui a été remis en route par une coopérative ouvrière après l’abandon par leur parton. L’un des coopérateurs, l’ouvrier mécanicien Augustin Avrial, élu du 11ème arrondissement, deviendra directeur de l’artillerie de la Commune (1871).

Prendre à droite la rue Lacharrière, qui porte le nom du Général Ladroit de la Charrière (1806-1870) mort à la bataille de Champigny. Nous arrivons au square Maurice Gardette qui occupe l’emplacement de l’ancien abattoir de Ménilmontant. Passons ensuite dans la rue du Général Guilhem, autre militaire, Victor Guilhem (1815-1870) a été tué à la bataille de Chevilly. Au 26 de la rue se trouve la maison où est né Monseigneur Maillet (1896-1963) fondateurs des Petits Chanteurs à la Croix de Bois.

… à suivre…

© Yves Barnoux


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[1] Ledru Rollin : On peut dire de lui, entre autres choses, qu'il fut avocat au barreau de Paris, il se signala par ses plaidoyers en faveur des journalistes républicains. Elu député du Mans en 1841, il siégea à l’extrême-gauche. Il publia en 1846 un manifeste dans lequel il réclamait le suffrage universel.


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Photo 1 : Portrait d'Alain Fournier (1905).
Photo 2 : Salle du premier étage du restaurant café La Passerelle.
Photo 3 : Angle des rues Saint Maur et Chemin Vert.

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Lire la 1ère partie de la promenade.

Lire la 2ème partie de la promenade.

Lire la 3ème partie de la promenade.

Lire la 4ème partie de la promenade.

Voir le plan de la promenade que vous pouvez copier puis imprimer si vous le souhaitez.

Commentaires

Intéressant et agréable cette petite ballade.

Ecrit par : Jérôme | mercredi, 17 août 2005

Il reste un sixième et dernier volet, puis la prochaine promenade sera dans le quartier Nation-Dumas...

Ecrit par : Marie | jeudi, 18 août 2005

Je me suis permise de vanter les mérites de La Passerelle sur mon blog de VDi en livres, parce que j'ai comme projet de faire un BiblioBAR - beaucoup plus simple pour commencer - amis dans le même style que LA Passerelle.

J'espère que je serais assez folle pour y arriver, et faire de ce futur lieu un endroit de citoyenneté, de partage, et de convivialité ! :]

Ecrit par : Marie Jergan | vendredi, 24 août 2007

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