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dimanche, 31 juillet 2005
Promenade dans le quartier Léon Blum-Folie Régnault - 3ème partie
Nous tournons ensuite dans la rue de la Folie Méricourt en passant par la rue du Mont-Louis pour rejoindre le carrefour Ménilmontant - Philippe Auguste - Charonne. En prenant à droite nous arrivons au boulevard de Charonne que nous continuons jusqu'à la station de métro Alexandre Dumas, auteur des Trois Mousquetaires entre autres. Cette station de la ligne 2, en pur style d'Hector Guimard dit moderne style, s'appelait primitivement Bagnolet ce qui était matière à confusion ; son nom a été changé en 1970.
Là, nous tournons à droite dans la rue de Charonne, après avoir longé la piscine, nous arrivons au 177 et à l'église du Bon Pasteur. En 1871, après la Commune, de nombreux ouvriers étant morts, emprisonnés ou bannis, les ébénistes du faubourg Saint Antoine font venir des ouvriers de Belgique.
L'évêché de Gand acquiert un terrain et y construit une église néo-gothique qui, pour le quartier, sera l'église des Flamands. En 1905 elle restera sa propriété mais en 1926, il en fera don à l'Eglise de Paris qui la remettra au Père Jean Anizan, fondateur des fils de la Charité. Celui-ci y sera enterré et sa congrégation y demeurera jusqu'en 1962. La nouvelle équipe de prêtres décide de raser les bâtiments vétustes et de construire en 1972-1973 un ensemble immobilier, oeuvre de l'architecte Bernard Casnin, comprenant l'église actuelle, des HLM pour les mal-logés du quartier, l'espace santé de Charonne et des locaux culturels : l'AGECA [1], association pour la gestion d'un centre d'animation culturelle, qui depuis 1974 est au service de la vie associative et de son développement.
Nous descendons à présent la rue de Charonne, traversons l'avenue Philippe Auguste.
L'immeuble du 159 se trouve à l'emplacement de la maison de santé du docteur Jacques Belhomme (1737-1824), qu'il ouvrit en 1769 pour soigner les aliénés [2]. Pendant la Révolution, il y hébergea quelques riches suspects mais ceux-ci devenant de plus en plus nombreux, il acheta l'Hôtel de Chabanais mitoyen et réunit les deux ; ainsi ceux qui pouvaient payer échappèrent à la guillotine. Cet établissement exista jusqu'au début des années 70, il reste quelques beaux arbres et au fond du jardin un petit pavillon du 18ème siècle. L'ensemble immobilier construit à partir de 1972 a pris le nom des Jardins de Colbert.
Ensuite nous sortons par la rue des Carrières Mainguet pour rejoindre la rue Léon Frot (1900-1942) qui porte le nom d'un conseiller municipal communiste. Il habitait au 53-55, il fut pris en otage le 15 novembre 1939 et fusillé par les Allemands le 13 janvier 1942. Au 42 de la rue se trouve le siège de l'association des vignerons de Paris dans le bar à vin sur la façade duquel court la vigne qui tous les débuts septembre donne lieu à une vendange et à une fête !
... à suivre...
© Yves Barnoux
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[1]AGECA : C'est une association incontournable dans notre arrondissement. Une série de reportage sur ses activités et son histoire est en cours et sera mise en ligne prochainement. L'AGECA est une association pour la gestion d'un centre d'animation culturelle depuis 1974. Elle est au service de la vie associative et de son développement. Si vous souhaitez en savoir plus sur l'histoire de ce lieu, vous pouvez demander la plaquette réalisée pour l'anniversaire de ses 30 ans l'an passé.
[2] Jacques Belhomme : Il n'est pas le docteur que l'on croit mais un menuisier opportuniste qui, après avoir vu l'intérêt d'élever le fils simple d'esprit d'un noble des environs, décide d'ouvrir une pension spécialisée. Son commerce de la mort à l'époque de la Révolution lui vaudra tout de même d'être incarcéré à son tour dans une "pension", celle de Picpus, où se trouvait également Sade. Il n'échappera à une condamnation que grâce à la chute du régime de La Terreur.
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Lire la 1ère partie de la promenade.
Lire la 2ème partie de la promenade.
Voir le plan de la promenade que vous pouvez copier puis imprimer si vous le souhaitez.
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Photo 1 : La station de métro Alexandre Dumas (29 juillet 2005).
Photo 2 : L'intérieur de l'église du Bon Pasteur (29 juillet 2005).
Photo 3 : Ce qui reste aujourdh'ui des bâtiments qui abritaient la clinique du Dr Belhomme.
08:55 Publié dans Culture, Histoire, Quartier Blum-FolieRégnault | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Paris 11ème
vendredi, 29 juillet 2005
Restaurants : Paris - Hanoï

La réputation de "notre cantine chinoise" comme l'appelle certains habitués n'est plus à faire. Il n'est pas rare de devoir faire la queue pour y trouver une place. Cela fait, comme qui dirait, partie du rituel quand on vient y manger. Paris-Hanoï c'est de la vraie cuisine maison, faite sous nos yeux, sans glutamate (enfin !), copieuse et... pas chère. On peut s'y restaurer pour 7 ou 8 €, voire moins pour les appétits de moineau puisque le nem est à 0,80 centimes ! Que demande le peuple ?
Alors, certes la salle est minuscule, les chaises ne sont pas du meilleur confort, mais on vient au Paris-Hanoï pour d'autres choses : le goût de la bonne cuisine, les prix sans concurrence et peut-être aussi pour le décor. Ceux qui ont voyagé dans les contrées lointaines y retrouveront l'ambiance des petits restos d'orient, à la déco kitchissime faite de trois fois rien. Un vrai dépaysement.
Marie Corceiro-Leal
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Paris-Hanoï
74, rue de Charonne
75011 Paris
Tél. 01 47 00 47 59
Métro : Charonne (Ligne 9)
Bus : 76
11:40 Publié dans Bons plans, Quartier Blum-FolieRégnault, Quartier Nation-Dumas, Restos & bars | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Paris
jeudi, 28 juillet 2005
Au commencement n’était pas le 11ème – Episode 2
Suite au réchauffement climatique de -10 000 avant notre ère, les rennes disparaissent définitivement de notre région lui préférant des contrées plus au Nord… Ou les terres du Père Noël, c’est à voir… Comme je vous le disais dans L'Episode 1, on fait remonter les premières habitations « parisiennes » permanentes à -4 200. Il semblerait que ce soit des colons venus de la vallée du Danube qui aient investi le Bassin Parisien aux alentours de -5 000. Avec eux commence le Néolithique, c’est-à-dire la mode de la sédentarisation, de l’agriculture, de l’élevage, de la céramique, du polissage de la pierre. Une vraie révolution ! Cette ‘nouvelle vague’ préhistorique se poursuivra jusqu’en -2 000, période du Néolithique final (-3 400 à -1 800), caractérisée par le mégalithisme* et la fabrication d’objets en cuivre.
A partir de -1 800, l’humanité passe à l'âge du bronze pour près de mille ans. Cet alliage de cuivre et d’étain comportant d’autres éléments, comme l’arsenic ou le nickel, fournit des outils et des armes plus résistants. Les régions détentrices de cette merveille technologique de l’époque acquièrent une suprématie économique. Des princes contrôlent ces régions et leurs productions leur assurent une grande prospérité. A leur mort il se font inhumer dans des tumulus, tertres de pierre et de terre abritant une chambre sépulcrale en bois emportant leur dernière demeure, parures, armes, vaisselle d’or et bijoux d’ambre. Néanmoins, jusqu’en -1 500 les indices de vie dans la région sont ténus. C’est seulement au moment dit du Bronze final (Le plein épanouissement de la métallurgie entre -1 250 à -750), que des artisans spécialisés comme le bronzier, au service de chefs locaux, ont autant d’importance que les guerriers qui dominaient jusqu’ici la société. Ensuite arrive une nouvelle ère, l’âge de fer vers -780, métal qui dominera jusqu’au 3ème siècle avant J.-C.
Arrivent les alentours de -250 qui voient l’installation d’une population celte former l’oppidum** gaulois de Lutèce. Selon les sources, on estime que c’est entre -475 et -52 avant J.-C. que se fait l’émergence de cette nouvelle civilisation, dite de la Tène, attribuable à un peuple connu par des sources écrites, aussi bien grecques que romaines, celui des Celtes.
La cité des Parisii frappe sa monnaie dans le courant du 2ème siècle pour autant que l’on puisse le constater. D’aucuns font remonter le monnayage d’or au 1er siècle… Quoiqu’il en soit, ensuite l’histoire ne fait qu’un bond jusqu’en -53 avant notre ère, date de la réunion de l’Assemblée des Gaules (Entendez par là l’Assemblée Générale des tribus gauloises) à Lutèce par Jules César. Il faut croire qu’elle ne se passa pas si bien que cela pour qu’en -52 la célèbre bataille de Lutèce eût lieu… La Cité fut incendiée et Camulogène conduisant les Parisii et les Aulerques dut plier devant Labienus, lieutenant de César.
D’un bond nous passons ensuite au règne de Tibère sous lequel nous retrouvons les Parisii érigeant une colonne en l’honneur de Jupiter (14 à 37 de notre ère). Nous entrons à cette époque dans ce qui sera la Pax Romana, « la Paix Romaine », et ce pour deux siècles… Pendant ce temps, le forum de Lutèce s’édifie (entre 50 et 100) ainsi que trois établissements de bains, un amphithéâtre ainsi qu’un théâtre (entre 100 et 200).
Vers 250 de notre ère survient l’un des nombreux actes de violence de l’histoire des religions dont nous ayons trace : le martyr de St Denis, premier évêque de Lutèce***.
... à suivre…
© Marie Corceiro-Leal
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(*) Mégalithisme : Coutume d’ériger des mégalithes, soit de grands blocs de pierre appelés aussi… menhirs. Ben, la période pré-Obélix quoi !
(**) Oppidum : Chez les anciens romains, place fortifiée, citadelle située sur une hauteur.
(***) St Denis : Quelques indices sur sa vie sur Nominis
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[Lire l'épisode 1]
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Photo 1 : Gaines de haches, hache-marteau et outillage agricole. Port de St Bernard, lit de la Seine. Néolithique moyen ou final.
Photo 2 : Monnaie des Parisii. Or 1,63g à 7,21g. Lieu de découverte indéterminé. Statères, tiers de statère et quart de statère. 1er siècle avant J-C.
00:00 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Paris
mardi, 19 juillet 2005
Promenade dans le quartier Léon Blum-Folie Régnault - 2ème partie
De l'autre côté de la rue de la Roquette, au 164-166, s'élèvent les immeubles où se dressait la Grande Roquette, construite en 1836 par l'architecte François Chrétien Gau, prison pour hommes condamnés à mort ou au bagne. C'est dans celle-ci que furent incarcérés l'archevêque de Paris, Monseigneur Georges Darboy, et cinq prêtres que la Commune voulait échanger contre Auguste Blanqui, mais après le refus des Versaillais, ils furent fusillés dans le chemin de ronde le 24 mai 1871. Cette prison fut détruite en 1900.
Au débouché de la rue de la Croix Faubin, on remarque cinq grandes dalles de granit rectangulaires qui servaient de soubassement à la guillotine, ce qui valut le nom d'"abbaye au cinq pierres" à cette prison. La macabre machine que les prisonniers appelaient "monte-à-regret" fonctionna à cet endroit de 1853 à 1899, les exécutions étaient publiques, elles avaient lieu au petit matin mais ça ne décourageait pas un public nombreux de s'y presser pour voir mourir quelques gens de grande renommée parmi lesquels les anarchistes Auguste Vaillant, Emile Henry, etc.
Toujours dans cette rue, un peu plus haut, au 151 on remarquera la plaque qui rappelle qu'Hubertine Auclerc, féministe, fondatrice de la société "Le Suffrage des femmes", habita cet immeuble de 1892 à 1914.
La rue Merlin porte le nom de Philippe-Auguste Merlin de Douai (1754-1838) jurisconsulte, qui collabora à la rédaction du Code pénal, il fut membre du Directoire.
Remontons la rue du Chemin Vert et prenons le boulevard de Ménilmontant, au 55 de ce boulevard se trouve Notre Dame du Perpétuel Secours, construite en 1896 en style néo-gothique sur l'emplacement de la petite chapelle Saint Hyppolite, cette église a été consacrée le 9 juin 1966 et élevée au rang de basilique le 25 juin de la même année par le pape Paul VI. Le boulevard a remplacé le mur des Fermiers Généraux constuit par Claude Nicolas Ledoux entre 1784 et 1787. Ce mur d'octroi qui permettait de faire payer des taxes aux marchandises qui entraient dans paris a tout de suite été très impopulaire, ce qui a fait dire que "le mur murant Paris rend Paris murmurant". Il isolait Paris des villages voisins qui furent annexés en 1860. Ledoux avait établi 55 propylées aux portes d'entrée ; il ne reste aujourd'hui que celles du Trône, place de la Nation, de la Villette, place de la Bataille de Stalingrad, de Monceau, à l'entrée du parc, et d'Enfer, place Denfert-Rochereau.
Ensuite, redescendons vers la rue de la Roquette, là où elle débouche face à l'entrée principale du Père-Lachaise, à l'emplacement de la barrière de la Folie-Régault. N'oublions pas que la rue de la Roquette est la montée au Père-Lachaise depuis la Bastille et qu'elle fut empruntée par les cortèges qui ont accompagnés à leur dernière demeure des grands hommes plus ou moins illustres : Auguste Blanqui (1881), Jules Vallès (1885), Eugène Pottier (1887), Emile François Eudes (1888), Félix Pyat (1889), etc. Et plus près de nous des gens aussi différents que Pierre Goldman, Achille Zavatta (1993)...
Au 196, nous trouvons une cité artisanale joliment réhabilitée dans les années 80 qui a été constuite à l'emplacement d'un pensionnat, détruit en 1914. C'est chez la directrice de celui-ci, amie de ses parents, que logea de 1898 à 1901 lorsqu'il était élève du lycée Voltaire, le romancier Alain Fournier (1886-1914), auteur du grand Meaulnes, écrit en 1913.
... à suivre...
© Yves Barnoux
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Lire le premier épisode de la promenade.
Le plan de la promenade à copier et imprimer.
[Illustration : Guillotine de la Roquette en 1857 - Merci à Metaphor pour cette photographie]
12:05 Publié dans Culture, Histoire, Quartier Blum-FolieRégnault | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris
dimanche, 17 juillet 2005
Vie et histoire du XIème arrondissement
Aujourd'hui j'aimerais vous parler d'un livre que je viens d'ajouter à la "Bibliothèque ParisZine" : "Vie et histoire du XIème arrondissement", un indispensable pour tout fan de l'arrondissement qui se respecte.
Eclectique sans être superficiel, cet ouvrage nous promène au fil des siècles des plaisirs de la Courtille aux bals de la rue de Lappe, ou nous invite à une traversée des faubourgs qui ont fait la réputation de nos rue gouailleuses : le faubourg Saint-Antoine, la fontaine de la Petite Halle à la place de la Nation, l'incontournable rue de la Roquette, la place de la Bastille (la Bastoche pour les intimes), le square Maurice Gardette... Une bien agréable façon de faire de l'histoire !
Marie Corceiro-Leal
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"Vie et histoire du XIème arrondissement"
Dominique Leborgne et Danièle Chadych
Editions Hervas
[Collection dirigée par Jean Colson assisté de Marie-Christine Bellanger]
(ISBN : 78 2 903118 27 2)
samedi, 16 juillet 2005
Conseil de la Citoyenneté des parisiens non communautaires
Dans le cadre des articles mis en ligne pour vous renseigner sur les différentes instances de la démocratie participative, je vous propose aujourd'hui de découvrir le Conseil de la Citoyenneté des parisiens non communautaires. Cette instance peut intéresser particulièrement les habitants du 11ème, un arrondissement de Paris riche en mixité culturelle et ethnique.
La Mairie de Paris a lancé ces derniers mois un appel à candidature à l'occasion du prochain renouvellement du Conseil de la Citoyenneté des parisiens non communautaires, appel qui s'est clos le 8 juillet dernier.
Qu'est-ce que ce Conseil de la Citoyenneté ?
Il a été installé le 12 Janvier 2002 et permet à 170 000 parisiennes et parisiens âgés de plus de 20 ans, exclus du droit de vote, de s'exprimer. Il a pour mission de donner des avis sur toutes les questions intéressant la vie à Paris et pour vocation première d'être un outil de participation des habitants au service des parisiens et de la démocratie locale.
Ce conseil, présidé par le Maire de Paris est composé de 60 hommes et 60 femmes (90 titulaires et 30 suppléants) non ressortissants de pays appartenant à l'Union Européenne, désignés sur une base paritaire, en tenant compte de la diversité des zones géographiques d'origine, des arrondissements de résidence et des milieux socioprofessionnels.
Le bureau du conseil est composé de 13 membres, élus chaque année.
Le Conseil dispose d'un budget annuel de 76 000 euros.
Il comprend 8 commissions thématiques (accès aux droits fondamentaux, affaires sociales, coopération internationale, développement économique et formation, information et communication, jeunes culture et éducation, qualité de vie, égalité femmes hommes) dont les travaux et leur synthèse permet l'élaboration du rapport annuel au Conseil de Paris (Consulter le 1er rapport présenté le 28 Avril 2003).
Ce premier Conseil regroupait des conseillers issus de 36 nationalités hors communauté européenne.
Quels sont les critères d'éligibilité ?
- Résider à Paris au moins depuis le 31 décembre 2003.
- Etre majeur.
- Ne pas posséder la nationalité française ni celle d'un Etat membre de l'Union Européenne, ni la double nationalité avec des Etats membres de l'Union Européenne.
- Les travaux du Conseil s'effectuant en français, il faut pouvoir s'exprimer dans cette langue.
- Les candidatures doivent être accompagnée d'une lettre de motivation et d'un curriculem vitae, ainsi que d'une attestation sur l'honneur indiquant que le candidat respecte les critères obligatoires énoncés ci-dessus.
Démocratisez bien !
Marie C-L
vendredi, 08 juillet 2005
Promenade dans le quartier Léon Blum-Folie Régnault - 1ère partie
A la découverte des lieux d'histoire et de mémoire de la Démocratie
Nous commencerons cette promenade en partant de la mairie du 11ème, par la place qui porte le nom de Léon Blum, dirigeant socialiste, homme politique français (1872-1950), anciennempent place Voltaire. Elle fut construite de 1860 à 1865 par Bailly. Le 6 avril 1871 la guilllotine fut brûlée au pied de la statue de Voltaire devant la mairie après que "le sous comité de 11ème arrondissement fit saisir ces instruments serviles de la domination monarchique et en vota la destruction pour toujours" (Journal Officiel du 10 avril). Il faudra attendre encore plus d'un siècle et l'arrivée de François Mitterrand comme Président de la République en 1981 pour que l'abolition de la peine de mort soit prononcée et que cet instrument de mort soit définitivement mis au musée.
Après l'incendie de l'Hôtel de Ville, le conseil de la Commune de Paris s'installe le 23 mai 1871 dans la mairie du 11ème ; il y résista jusqu'au 27, mais celle-ci était visée par les batteries versaillaises. Du 28 au 29, la répression est terrible.
La mairie sera une nouvelle fois occupée dès le 19 août 1944 par la Résistance, 2000 bouteilles incendiaires y seront fabriquées pour la libération de Paris. Laissons l'horrible bas relief dû à Marcello Tomasi évoquant la Liberté sur lequel sont représentés Vercingétorix, Jeanne d'Arc, une Marseillaise et Saint Georges, il fait l'unanimité de la population du quartier qui souhatie qu'il disparaisse au plus vite dans le cadre d'une restructuration de la place actuellement à l'étude.
A la pointe du terre-plein à gauche se dresse la statue de Léon Blum du sculpteur Philippe Garel, inaugurée le 1er juin 1991.
Nous remontons ensuite la rue de la Roquette qui porte le nom de la salade éponyme et rappelle les origines agricoles de cette partie du quartier où se succédait les jardins et les folies, résidences champêtres très appréciées des riches parisiens. A partir de 1636, les religieuses hospitalières y firent construire une vaste maison de convalescence pour profiter du bon air de la campagne et des hauteurs. Mais ce qui rendit tristement célèbre cette rue ce sont les deux prisons qui remplacèrent ce domaine de convalescence. A gauche en remontant se trouvait la Petite Roquette détruite en 1974 dont il reste le porche d'entrée qui ouvre sur un jardin qui a remplacé la prison construite en 1830 par Hippolyte Lebas d'abord pour les jeunes détenus puis pour les femmes. A gauche de cette entrée, une plaque rappelle que, de 1940 à 1944, 4000 résistantes y furent emprisonnées.
Le jardin, l'ensemble immobilier et l'équipement collectif Olympe de Gouges, qui porte le nom de la féministe guillotinée sous la Révolution, et se trouve en fond en sous-sol, n'existent que grâce à la mobilisation, au début des années 70, du "collectif des 30 organisations" qui regroupait les partis de gauche, les syndicats ouvriers et des associations, à côté duquel a fonctionné un atelier populaire d'urbanisme avec la participation des habitants du quartier, contre le projet de la municipalité de droite qui souhaitait construire des logements de standing dans ce quartier populaire.
... à suivre...
© Yves Barnoux
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Le plan de la promenade qui débute Place Léon Blum - Métro : Voltaire (Ligne 9)
Photo 1 : Mairie du 11ème par Nagram
Photo 2 : Porte de la Petite Roquette par Terre des Ecrivains
00:00 Publié dans Culture, Histoire, Quartier Blum-FolieRégnault | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Paris
mercredi, 06 juillet 2005
Resto - Bistrot : La Muse Vin
Parmi les adresses à noter dans ses tablettes, La Muse Vin peut figurer en bonne place pour la finesse de sa carte. Le chef y propose en général 5 entrées, 5 plats et 5 desserts. Les papilles aventureuses pourront essayer les mélanges audacieux, les plus délicates lui préfèreront des saveurs moins inattendues mais toujours fines. Cette cave bistrot affiche un tropisme à la gastronomie, le goût des plats et surtout du vin avant tout ! Sous les auspices de cette Muse nous sommes donc loin de la taverne ou du bistrot traditionnel. Elle nous inspirerait plutôt toutes sortes de rêves épicuriens.
L'équipe est charmante, le chef n'est pas avare d'une visite à votre table pour savoir comment vous avez vécu ses audaces et sa créativité. La collection des vins est impressionnante de qualité et de diversité. Privilège est donné aux productions viticoles qui préfèrent les produits naturels pour cultiver leur raisin. Je garde un souvenir surpris et enchanté du "Patapon" au fruité indescriptible, à la légèreté pleine de corps, et au prix abordable.
Touche finale, le café est servi avec un bâton de cannelle. Exquis du début à la fin.
© Marie Corceiro-Leal
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La Muse Vin
101, rue de Charonne
75011 Paris
Tél : 01 40 09 93 05
Métro : Charonne (Ligne 9)
Bus : 76 Ouvert du lundi au samedi de 10h30 à 23h30
Budget moyen conseillé pour un repas : 30€ (vin compris)
10:20 Publié dans Quartier Blum-FolieRégnault, Quartier Nation-Dumas, Restos & bars | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Paris
vendredi, 01 juillet 2005
Comment économiser 183 € ?
En ramassant les crottes de son chien, en mettant son sac poubelle dans les conteneurs, en téléphonant au 01 55 28 36 60 pour faire enlever ses encombrants, en déposant dans les poubelles publiques ses papiers, canettes, etc.
Etre un acteur de la propreté de son quartier, c'est ce à quoi vous invite le Conseil de Quartier République-St Ambroise. Pour poser vos questions ou pour participer à la Commission Propreté de votre quartier vous pouvez appeler au 01 53 27 10 25/26 ou écrire un courrier électronique au Conseil de Quartier République-St Ambroise.
10:45 Publié dans Quartier Répub.-StAmbroise, Vie pratique et citoyenne | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Paris 11ème







