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mercredi, 11 mai 2005

Mono-actvité 02

En réponse aux courriers des lecteurs, voici quelques précisions sur ce que sont la mono-activité et ses dangers.

medium_ruecheminvertfermee.jpgMono-activité KeZako ?

Il s’agit de commerces tous dévoués à un seul et unique secteur d’activité et regroupés dans le même quartier. Ainsi le secteur Strasbourg-St Denis (1er et 2ème) est dévolu aux sexshops, celui de Beaubourg-Temple (3ème) à la bijouterie fantaisie de gros, Daumesnil-Montgallet (12ème) au matériel informatique et Sedaine-Popincourt (11ème) aux grossistes textile.

Mono-activité quels dangers ?

Des quartiers déserts le soir et le week-end ne sont rassurants pour personne. Témoins ces photos des rues Chemin vert et Popincourt prises samedi dernier, le 7 mai vers 15 heures. Tandis que le Boulevard Richard Lenoir est rempli de promeneurs flânant sur le Marché de la Création, les rues voisines sont totalement mortes. Cette désertification favorise potentiellement les agressions ou autres délits. Le danger est aussi économique. Les logements sis au-dessus des ateliers perdent considérablement de leur valeur. Les propriétaires peuvent légitimement être inquiets et fâchés. Par ailleurs on dénombre des incendies et autres incidents reliés directement aux ateliers. Conditions de travail, normes des locaux non entretenues…

Mentionnons aussi l’incertitude des marchés. Ainsi, qui peut dire dans quelques mois si les grossistes textiles seront encore une branche florissante ? Les ouvertures en masse donneront des fermetures en masse également ! Si ce commerce continue de prospérer, rien ne dit que la communauté des grossistes ne choisisse un autre lieu d’implantation. Là encore, toutes les boutiques fermeront en même temps. Les baux de ces quartiers ne vaudront pas bien chers alors…

Mono-activité quelles causes ?

medium_ruepopincourtfermee.jpg Le changement des habitudes de consommation tout d’abord. Beaucoup d'habitants font leurs courses dans les grandes surfaces aux abords de la capitale, mangent des produits surgelés. Dès lors, plus besoin du boucher ou du poissonnier en bas de la rue. Ces petits commerces ferment donc boutique plus facilement qu’avant, hélas. Le pouvoir d’achat des investisseurs infléchit souvent le cœur des propriétaires de locaux qui pensent à l’intérêt de leur compte en banque plus qu’aux conséquences de leurs actes sur la vie de la collectivité et des générations futures. Ci-après un extrait de la conférence de presse de Georges Sarre Maire du 11ème arrondissement sur le sujet :

«(…) la provenance des sommes importantes d’argent qui circulent dans le quartier, puisque chaque jour, des propositions de location ou de rachat des commerces de proximité qui subsistent sont faites, avec des surenchères conséquentes. A ce jour, nul ne peut dire avec certitude comment s’articule le système de financement de l’installation des grossistes. Nous ne connaissons pas l’origine des fonds.»

Ainsi la mono-activité est l’affaire de tous…

© Marie Corceiro-Leal

Commentaires

Mono-activité quelles solutions ?

Ecrit par : Eric | jeudi, 12 mai 2005

Ce sera probablement l'objet de plusieurs numéros (à venir) de ce dossier ! ...

Ecrit par : Marie | jeudi, 12 mai 2005

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